LA FÊTE NATIONALE RIME AVEC L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC

IMG_3681

André Perreault livre un discours libérateur en clarifiant le destin du Québec comme étant l’unique État-nation francophone d’Amérique. Un destin supérieur l’attend, allant de simple province canadienne à celui de PAYS MEMBRE DES NATIONS-UNIS.

Par MICHEL CLOUTIER, journaliste, écrivain et fondateur de Québec Presse.

SHAWINIGAN, (secteur Grand-Mère), le vendredi 24 juin 2016.

LES célébrations de la Fête nationale du Québec débordent d’enthousiasme patriotique, jusqu’à imposer une perception totale du destin (encore inachevé) de cet unique État-nation francophone d’Amérique du Nord.

Avec grandeur, l’orateur invité André Perreault, dans sa stature naturelle d’homme d’État, n’a pas manqué de souffle dans son vibrant appel à l’indépendance de la province francophone canadienne. Avec la conviction intense d’un René Lévesque! Le nationalisme, le patriotisme et l’engagement public opèrent efficacement à préparer les esprits… à l’étonnement des chroniqueurs politiques (l’esprit défaitiste pour la plupart) qui semblent croire que la Question du Québec ne s’attrape plus.  Ils ont l’illusion fragile en ne voyant pas la jeunesse qui ne demande que la relance du débat à travers le Québec.

IMG_3653

Le discours d’André Perreault, l’Appel du 24 juin, a lancé les festivités rythmiques de la chanson québécoise d’hier à aujourd’hui, déroulées au grand parc de la Rivière Grand-Mère, où convergèrent des milliers de personnes en cette soirée de la Saint-Jean-Baptiste. Voici donc le discours inspirant du tribun, applaudi notamment par la jeunesse, ce qui va plaire aux candidats à la direction du Parti québécois.

 »Québécoises, Québécois, comme savait si bien le dire Feu Jean Lapierre: Salut-Salut. C’était une salutation affectueuse empreinte de respect, de dignité et de franchise, mais qui en retour commandait de grands ÉGARDS MINIMAUX de civilité et d’hommage. Voilà pourquoi ce québécois de regrettée mémoire aura connu un tel consensus populaire, une telle approbation de l’opinion publique indépendamment de toute convergence politique.

lapierre 777

Mes propos de ce soir veulent s’inspirer de l’esprit et de l’attitude de ce grand humaniste. Merci de m’accueillir dans ce partage patriotique avec tout l’amour, la passion, l’enthousiasme et l’authenticité de mes convictions profondes.

Ce soir, c’est la fête de toutes les Québécoises, de tous les Québécois. Mais alors qu’est-ce donc qu’une québécoise, qu’un québécois. Comme nous l’a révélé Pierre Bourgault: « C’est quelqu’un qui veut l’être. Quelqu’un qui assume le passé, le présent et l’avenir du Québec … ce peuple de liberté et d’autonomie qui nous rend, ENSEMBLE, si singuliers, si distincts ». Voilà ce qui façonne notre identité québécoise. Prenons acte, QUE CETTE ANNÉE, nous fêtons la 182e édition de la FÊTE NATIONALE DU QUÉBEC.

Pour moi, ce soir, c’est un rassemblement populaire qui veut célébrer la fête de la francophonie. Pour étoffer cette allocution, pour vous en convaincre, mieux encore pour vous en persuader, j’ai invité quelques grands personnages d’hier et d’aujourd’hui qui ont bataillé et militent encore pour la sauvegarde du fait français en terre d’Amérique. Ce sont des patriotes et compatriotes intellectuels, culturels, artistiques et linguistiques.

MONSIEUR BERNARD LANDRY

bernard landry

Le premier de mes invités et non le moindre, Monsieur Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, homme de grande humanité, de grande civilité, ÉCONOMISTE RÉPUTÉ, professeur d’université d’envergure internationale, celui-ci ne cesse de dire à qui veut l’entendre qu’il faut privilégier la Patrie au Parti, qu’il faut donner préséance au Parti plutôt qu’à l’individu mais surtout qu’il faut donner FORCE ET VIGUEUR à la cause de notre langue menacée, de nos valeurs profondes, de notre histoire, de notre culture, de nos traditions, de notre patrimoine, de notre identité nationale qui le sont tout autant. De conclure M. Landry, en citant un poème d’Homère. « RIEN N’EST PLUS DOUX QUE LA PATRIE ». » Soyons fiers de ce que nous fûmes, de ce que nous sommes, DE CE QUE NOUS DEVRIONS ÊTRE, DE CE QUE NOUS ASPIRONS À DEVENIR ». L’intérêt supérieur de la collectivité doit nourrir l’ambition de servir le peuple.

MONSIEUR GILLES VIGNEAULT

Vigneault

Comme second support à cette élocution, Monsieur Gilles Vigneault vient à ma rescousse. Ce poète, philosophe et chansonnier m’a dit le jour même de son 70ième anniversaire de naissance, au Collège de Shawinigan alors qu’il était conférencier: « Je suis orgueilleusement fier de ma modestie ». Il me traduisit sa pensée en ces termes: Abats « l’à-platventrisme » devant tout agresseur, tout envahisseur. Sachons se reconnaître les qualités maîtresses qui nous habitent. Sachons se faire respecter. Sachons aimer, chérir et apprivoiser la langue de Molière, notre langue, la plus belle, la plus riche, la plus précise, la plus diversifiée, la plus colorée, la plus romantique, la plus poétique, la plus musicale de la planète. Sa seule sonorité est tout un héritage à protéger, plus encore que des bâtiments historiques… et pourtant notre langue est bien vivante. Comme un MARATHONIEN qui complète son défi, D’ENJAMBÉE EN ENJAMBÉE; la LANGUE FRANÇAISE doit se maîtriser UN MOT À LA FOIS, sa vie durant. L’heure n’est pas à réformer L’ORTHOGRAPHE mais à l’apprendre, à l’enseigner et à le maîtriser, sans raccourci. Un RACCOURCI ORTHOGRAPHIQUE n’est pas une évolution linguistique.

MONSIEUR RENÉ LÉVESQUE

lévesque

Comme troisième intervenant en renfort, Monsieur René Lévesque, ce légendaire politicien qui nous exhorte à être fier défenseur de nos racines, de notre identité nationale. Par son écrit du 17 avril 1982, DEMEURÉ MÉMORABLE, René Lévesque nous met en garde: « Cette horreur de constitution, fabriquer sans nous, contre nous et dans notre dos, c’est le pays des autres. L’actuel pays n’est en définitive qu’une œuvre collective inachevée. Nous devons devenir maître de notre destinée ou disparaître. Il nous faut aspirer à la souveraineté d’un pays, SEUL OUTIL DE NOTRE SURVIVANCE ».

Il faut souvent avoir l’AIR ARCHAÏQUE pour se doter d’un VISAGE DE MODERNITÉ. Devons-nous rappeler qu’un veau à deux têtes n’est rien d’autre qu’une bête malade.

MESSIEURS FÉLIX LECLERC, FRED PELLERIN ET JACQUES PARIZEAU

leclerc

Enfin comme derniers intervenants à me porter assistance, le réputé chansonnier et poète québécois, Félix Leclerc nous démontre la force de l’unité nationale en servant cette poétique réflexion: « Sur le versant de la montagne, lorsque nous serons 6 millions à allumer la chandelle de l’indépendance et de l’autonomie, il n’y aura point besoin de lois pour proclamer la souveraineté des êtres qui désirent vivre l’indépendance d’un pays aussi vaste, aussi riche. La fibre nationaliste de cet aïeul légendaire est tissée des mailles de l’humilité, de l’effacement, de la modération, d’un jugement sûr, qualités qui sont les nôtres. « Rire, chanter, danser, écrire, peindre, s’amuser dans notre langue; ça c’est de belles brassées de bouleau dans le feu, rajoutera-t-il avec la poésie et la sagesse de sa plume.

pellerin 2

Par ailleurs, FRED PELLERIN, convaincu et convaincant, confirme que « le jour où l’on sera assez nombreux pour espérer ENSEMBLE dans la même direction, le soleil pourra se relever! ».

MONTREAL, CANADA - OCTOBER 30: Quebec Premier Jacques Parizeau smiles as he leaves a polling station after casting his ballot on the Quebec separatism referendum in Montreal 30 October. The sign at rear translates to "YES is going to win." Parizeau is one of the leaders trying to force Quebec out of Canada with the referendum. AFP PHOTO (Photo credit should read ANDRE PICHETTE/AFP/Getty Images)

Pour sa part, L’ÉMINENT ÉCONOMISTE JACQUES PARIZEAU nous révèle que notre tâche donc est de convaincre ces Québécois qui ont le goût et la volonté de prendre en main leur destinée QU’IL N’Y A QU’UNE FAÇON d’être plus autonome, c’est d’être souverain. À la jeunesse qui est prophétique, i.e. qu’elle annonce un monde meilleur, Jacques Parizeau lui dira: « DE NE PAS CRAINDRE LES EMBÛCHES, D’AVOIR DE L’AMBITION ». Pour toute la population, SUR SON CÉNOTAPHE, on peut y lire cette simple citation: « N’AYEZ PAS PEUR ». Ces trois personnages sont des GRANDS PIONNIERS, des GRANDS BÂTISSEURS , de GRANDS ARCHITECTES de l’identité Québécoise.

MONSIEUR MATHIEU BOCK-CÔTÉ

cote

Quant au docteur en sociologie Monsieur Mathieu Bock-Côté, celui-ci déclare sans ambages qu’un PAYS FONDATEUR ne peut être considéré comme une communauté parmi d’autres. Si PARIS n’est pas la FRANCE, MONTRÉAL n’est pas le QUÉBEC. Il conclura en affirmant: « Avec les ROMAINS, vivez comme les Romains; avec les ALLEMANDS, vivez comme les Allemands; avec les ASIATIQUES, vivez comme les Asiatiques et c’est tout aussi vrai qu’avec les QUÉBÉCOIS, il faut vivre comme les Québécois. Ensemble, faisons du Québec le 194ième ÉTAT DE L’ONU.

CONCLUSION

IMG_3673

En guise de conclusion, dans cet exceptionnel moment de réjouissance, prenons quelques instants pour rendre un HOMMAGE POSTHUME à tous ceux et celles qui ont donné leur vie pour le fait français, à ceux à qui on a enlevé la vie par pendaison, nos patriotes de 1837, leurs veuves éplorées et les enfants orphelins en pleurs et en détresse. Déjà, À CETTE ÉPOQUE, les défenseurs du fait français avait perçu la menace non voilée, directe et malveillante de l’assimilation linguistique et culturelle des francophones. Avec le temps, ils sont devenus presque des HÉROS OBSCURS, des GRANDS OUBLIÉS d’une cause qui est plus que jamais d’actualité, la FRANCOPHONIE EN TERRE D’AMÉRIQUE. Pourquoi nos décideurs souhaitent-ils FAIRE DISPARAÎTRE les cours d’histoire de nos institutions scolaires?

IMG_3712

Sachons, ce soir, ressusciter la mémoire de leur SUBLIME APPORT en levant, bien haut, bien fort, en agitant vigoureusement le drapeau fleurdelisé en souvenance du don suprême de leur vie pour que le Québec prenne toute sa place comme UNIQUE ÉTAT NATION FRANCOPHONE EN TERRE D’AMÉRIQUE. En ce qui me concerne, CE RÊVE D’UN PAYS DU QUÉBEC n’est pas dirigé CONTRE qui que ce soit mais POUR ma liberté, mon autonomie, mon indépendance, ma souveraineté de l’être menant infailliblement à la souveraineté de mon peuple POUR AUTANT QUE LE QUÉBEC LE VEULE.

Ce soir, dans la joie, le respect et la paix, permettons-nous de s’enivrer du parfum de la liberté.

BONNE SOIRÉE. BONNE SAINT-JEAN-BAPTISTE. BONNE FÊTE NATIONALE.

IMG_3715

IMG_3632

IMG_3710

IMG_3619

Le mot de bienvenue est dit par Roger Kemp, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie à Trois-Rivières.

IMG_3637

Le Salut au drapeau national fleurdelysée.

IMG_3563

L’orateur André Perreault en compagnie de l’écrivain André-Jean Bordeleau, professeur retraité et membre actif de la Société d’histoire et de généalogie de Shawinigan Sud.

 

IMG_3579

L’ancien député (le célèbre) Jean-Pierre Jolivet de la circonscription de  Laviolette à l’Assemblée nationale; André Perreault et Alain Lirette, président de la Société Jean-Baptiste, secteur Grand-Mère.

IMG_3607

IMG_3610

Des amis festifs de Shawinigan: Jean Perreault, Jean-Paul Miara (Franco-shawiniganais) et M. Caron.

Soyez le premier à commenter sur "LA FÊTE NATIONALE RIME AVEC L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC"

Laissez un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée


*